En feignant l’orgasme :
Apparemment il n’y a pas grand mal à ce qu’une femme feigne d’avoir atteint l’orgasme. mas la tromperie sous n’importe quelle forme, entre un homme et une femme, même considérée comme une sorte de jeu, peut avoir une influence pernicieuse sur leurs relations. Il en va particulièrement ainsi quand une épouse fait semblant de jouir de l’orgasme. D’abord c’est tout à fait inutile; en outre, elle n’a rien à en espérer. Les couples prêts à s’efforcer de communiquer ouvertement et sincèrement, en qualité de couple, peuvent éviter cela.
L’intérêt de faire un tel effort apparaîtra peut-être plus clairement si l’on considère cette question à la lumière des effets qu’il peut avoir sur des relations auxquelles tiennent les deux partenaires.
Feindre l’orgasme, quand cela se produit occasionnellement, peut n’être qu’un geste banal de considération assez semblable aux divers petits actes grâce auxquels dans la vie sociale on cherche à « rendre quelqu’un heureux », ou à taire des idées que certains interlocuteurs ne comprendraient pas. En agissant ainsi la femme peut, par exemple épargner à son chum des sentiments qui le troubleraient inutilement ; elle peut aussi s’épargner l’obligation de révéler des émotions qu’elle n’est pas à même d’expliquer sur-le-champ.
Les mobiles d’une telle feinte peuvent être nombreux et généreux. Quels qu’il soient, c’est dangereux. Même si au début la femme n’y recourt que rarement, elle établit un précédent et par la suite cette tromperie se renouvellera plus facilement et de manière plus suivie. Cette pratique, qui ne reflète pourtant ni les vrais besoins ni les désirs de la femme, finit peut-être par s’intégrer à sa réaction sexuelle. Dès lors, un mur invisible la sépare de son partenaire.

